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28 février 2006

Les Musaraignes


Les Musaraignes appartiennent à l'ordre des Insectivores et se reconnaissent à leur museau allongé et pointu. Sur neuf espèces vivant en France, deux sont présentes en Corse: le Pachyure (prononcez "Pakiure") ou Musaraigne Etrusque (photo de gauche) et la Musaraigne des Jardins (photo de droite).
Le Pachyure (Suncus etruscus) est le plus petit Mammifère vivant dans le monde. Pesant environ deux grammes, son corps mesure de 4 à 5 cm, sa queue 3 cm. Il vit à basse altitude dans des amas de pierres ou des murets associés aux pratiques culturales, lui offrant une protection contre les prédateurs.
La Musaraigne des Jardins (Crocidura suaveolens) est plus imposante: elle pèse une dizaine de grammes. Sa répartition altitudinale étant plus large, on la rencontre jusqu'à 1200 m d'altitude. Elle vit souvent à proximité de lacs ou de cours d'eau.
Les petits de ces deux espèces adoptent un comportement original en cas de danger: un premier s'accroche aux poils de la queue de la mère, les autres faisant de même avec celui qui le précède formant ainsi une caravane prestement conduite par la mère afin de mettre à l'abri toute la portée. Etonnant, non ?
Plus un animal est petit, plus sa surface est importante par rapport à son volume, plus il perd de la chaleur et par conséquent plus il doit se nourrir pour apporter les calories indispensables au maintien de sa température corporelle. Il va de suite que la principale préoccupation des Musaraignes est la recherche de nourriture notamment des Insectes, des Myriapodes et des Vers de Terre.

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27 février 2006

La diorite orbiculaire







La diorite orbiculaire est une roche grenue dont le gisement se situe à Santa Lucia di Tallano en Corse. Elle présente des structures sphériques caractéristiques appelées orbicules (cliquez sur la photo). Sa composition chimique est intermédiaire entre une diorite et un gabbro (cliquez sur le schéma). Les minéraux clairs sont des feldspaths plagioclases calciques de type anorthite et bytownite, les minéraux sombres des amphiboles de type hornblende ainsi que des pyroxènes.
On pense que cette roche provient d'un magma en surfusion, c'est-à-dire d'un magma resté liquide malgré une baisse de température qui aurait dû provoquer sa cristallisation. Cet état de surfusion étant instable, la cristallisation se serait alors brusquement produite autour des quelques minéraux déjà formés donnant naissance aux orbicules à structure concentrique.
Il est à noter que la diorite orbiculaire a été utilisée pour fabriquer le tombeau de Napoléon 1er aux Invalides et la chapelle funéraire des Médicis à Florence.

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26 février 2006

Qu'est-ce que l'arthrose ?


Le cartilage est un tissu lisse qui recouvre et protège l'extrémité des os, facilitant leur glissement au niveau des articulations (schéma de gauche). Le vieillissement des os, une surcharge pondérale ou une ancienne blessure de l'articulation peuvent endommager le cartilage. Celui-ci se fragmente alors (schéma de droite) et une réaction inflammatoire se produit qui s'accompagne de douleurs articulaires plus ou moins importantes. Le cartilage peut disparaître complètement. Il va de suite que les os de part et d'autre de l'articulation subissent des frottements douloureux. Dépourvus de cartilage, ils forment des excroissances appelées éperons ou ostéophytes rajoutant à la douleur.

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25 février 2006

Identifier les Cétacés fréquentant les côtes méditerranéennes françaises


Huit espèces de Cétacés sont régulièrement observées près des côtes méditerranéennes françaises, d'autres pouvant occasionnellement fréquenter la Méditerranée:

- Le Rorqual Commun (Balaenoptera physalus): observation fréquente; jusqu'à 25 m de longueur; dos noir et ventre blanc; aileron dorsal situé sur le tiers postérieur de l'animal (voir dessin); souffle vertical.
- Le Cachalot (Physeter macrocephalus): jusqu'à 18 m de long; corps noir; pas d'aileron dorsal bien visible mais une succession de crêtes basses donnant un aspect bosselé (voir dessin); souffle oblique vers l'avant.
- Le Dauphin Bleu-et-blanc (Stenella coeruleoalba): le plus abondant des Cétacés; jusqu'à 2,10 m de long; trace blanche en flamme entre l'oeil et la nageaoire dorsale (voir dessin).
- Le Dauphin Commun (Delphinus delphis): jusqu'à 2,30 m de long; sous l'aileron dorsal, la pigmentation noire forme une pointe dirigée vers le bas.
- Le Grand Dauphin ou Dauphin Gris (Tursiops truncatus): jusqu'à 3,5 m de long; flancs de teinte uniforme gris foncé (voir dessin).
- Le Dauphin de Risso (Grampus griseus): jusqu'à 3,7 m de long; pas de bec; aileron très haut; couleur très variable avec griffures bien visibles (voir dessin).
- Le Globicéphale noir (Globicephala melaena): jusqu'à 7 m de longueur; couleur noire; absence de bec; aileron dorsal bas (voir dessin).
- La Baleine à Bec (Ziphius cavirostris): observation moins fréquente; jusqu'à 7 m de long; couleur grise avec une partie claire de la tête jusqu'à l'aileron; présence d'un bec.

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22 février 2006

CAPES et Agrégation: calendrier des épreuves et résultats


Quels que soient le concours et la discipline, vous trouverez le calendrier des épreuves ainsi que les résultats en suivant le lien ci-dessous:

cliquez ici

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21 février 2006

Le Chikungunya





Le Chikungunya est une maladie infectieuse qui touche l'Afrique, l'Inde, la Thaïlande, l'Indonésie et depuis peu des îles de l'océan Indien (île Maurice, Réunion, Comores). Elle est due à un virus de la famille des Alphavirus (photo du haut), transmis aux Oiseaux, Reptiles et Mammifères (dont l'Homme !!!!!) par l'intermédiaire de moustiques du genre Aedes (photo du bas). Chez les Swahili, population des pays de l'est de l'Afrique, "Chikungunya" signifie "celui qui marche courbé". La maladie se traduit en effet par de la fièvre, des maux de tête et d'importantes douleurs articulaires qui peuvent parfois persister plusieurs mois et devenir invalidantes. Des décès peuvent survenir chez les personnes les plus fragiles telles les personnes âgées. La maladie ne peut se transmettre directement d'Homme à Homme excepté lors d'une grossesse au cours de laquelle la mère peut contaminer son enfant. Par contre, lorsqu'un moustique pique un individu contaminé, il transmettra le virus aux autres individus piqués, propageant ainsi la maladie.

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20 février 2006

Viande blanche, viande rouge et myoglobine



Comme tous les organes de notre corps, les muscles ont besoin de dioxygène pour fonctionner. Le dioxygène est prélevé dans l'air lors de la respiration et transporté jusqu'aux organes par le sang, principalement par l'intermédiaire des hématies (qu'on appelait auparavant "globules rouges"). Ces cellules sanguines contiennent de l'hémoglobine, molécule responsable de leur couleur rouge, qui se lie au dioxygène et joue donc un rôle essentiel dans son transport. Il existe une molécule apparentée structurellement à l'hémoglobine, la myoglobine, localisée dans les cellules musculaires et qui présente une affinité encore plus grande pour le dioxygène. Ainsi, lorsque l'hémoglobine du sang libère le dioxygène dans les muscles, la myoglobine musculaire en récupère une partie pour constituer une réserve locale. La contraction des muscles s'accompagnant de fait d'une constriction des vaisseaux sanguins afférents au moment même où le besoin en dioxygène est le plus important, la myoglobine libère alors sa réserve pour compenser l'insuffisance de l'apport sanguin.
La viande que nous consommons correspond principalement à la musculature des animaux. Nous distinguons alors la "viande rouge" de la "viande blanche". La différence de couleur est liée à quantité de myoglobine présente dans le muscle.
Cette quantité est déterminée génétiquement: des muscles souvent sollicités pour un effort prolongé contiennent plus de myoglobine que les muscles utilisés sur de courtes périodes ou de façon intermittente. Ainsi, les canards, oiseaux adaptés au vol sur de longues distances, possèdent des muscles chargés en myoglobine et par conséquent de couleur rouge, alors que la viande de poulet est beaucoup plus claire.
Outre l'héritage génétique, l'alimentation peut également influer sur la couleur de la viande. Par exemple, la viande du veau nourri au lait est plus claire que la viande de boeuf. En effet, le lait de vache pauvre en fer n'autorise pas une synthèse importante de la myoglobine, molécule contenant du fer... Dans certaines régions telle la Corse, la viande de veau n'est pas "blanche" mais plus foncée car les jeunes, élevés en plein air, ne reçoivent pas une alimentation exclusivement lactée mais se nourrissent également d'herbe.

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19 février 2006

Les Pins de Corse


En Corse, nous pouvons rencontrer quatre espèces de Pins:
- le Pin Laricio (Pinus nigra ssp laricio): il est un des symboles de la région. Son tronc de couleur grise est droit, longuement dépourvu de branches. Il peut atteindre 50 mètres de hauteur. Les aiguilles sont souples, non piquantes et désordonnées sur les rameaux. Les cônes sont ovoïdes et mesurent entre 5 et 8 cm de long (cliquez sur la photo). Le Pin Laricio est présent aux étages montagnard et supraméditerranéen, de 1000 à 1800 mètres d'altitude.
- le Pin Maritime (Pinus pinaster): son écorce, en plaques irrégulières de couleur brun-rouge, est fortement crevassée. Les aiguilles sont épaisses, rigides et piquantes. Les cônes, allongés, mesurent de 10 à 20 cm de long. Ils sont brillants et présentent des écailles proéminentes (voir photo). Le Pin Maritime est présent de 600 à 1300 mètres d'altitude, aux étages mésoméditerranéen supérieur et supraméditerranéen. Les individus rencontrés sur le littoral ont été plantés. Son nom est donc trompeur...
- le Pin Pignon (Pinus pinea): son écorce est constituée de larges plaques feuilletées. Les aiguilles sont souples et non piquantes. Les cônes, ovoïdes, mesurent de 8 à 15 cm de long sur 10 de large (voir photo). Le port en parasol est caractéristique chez les sujets âgés. Le Pin Pignon est présent sur le littoral aux étages thermoméditerranéen et mésoméditerranéen inférieur. Il s'agit d'une espèce plantée.
- le Pin d'Alep (Pinus halepensis): son écorce est grise. Les aiguilles sont fines, de couleur vert clair. Les cônes sont pédonculés, à écailles aplaties et mesurent de 6 à 10 cm de long (voir photo). Comme le Pin Pignon, il s'agit d'une espèce plantée. On le rencontre aux étages thermoméditerranéen et mésoméditerranéen.

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16 février 2006

Communication et écholocation chez les Dauphins



Les Dauphins émettent des sons divers (clics, sifflements...) à des fréquences variables, ceux à haute fréquence (ultrasons) n'étant pas audibles par l'Homme. Ils sont produits dans les voies respiratoires supérieures par une circulation contrôlée de l'air dans le larynx et des petits sacs aériens (cliquez sur le schéma). La grande diversité des sons leur permet non seulement de communiquer mais également de percevoir leur environnement par écholocation.
Principe de l'écholocation:
- lorsqu'ils rencontrent un obstacle, les sons émis rebondissent et sont renvoyés au Dauphin émetteur. Cet écho, capté et analysé, lui fournit de précieuses informations sur son environnement telles la nature du relief ou encore la présence de proies. C'est le principe du sonar utilisé par les bateaux et les sous-marins...
- schéma de droite: la surface osseuse du crâne renvoie les sons produits vers le melon situé à l'avant de la tête. Il s'agit d'une masse graisseuse qui fonctionne comme une lentille acoustique en focalisant les sons émis vers l'endroit choisi. Quant à la réception de l'écho, elle se fait par la mâchoire inférieure qui présente une fenêtre acoustique remplie de substance graisseuse. Elle conduit les sons reçus jusqu'à l'oreille interne qui transmet les informations par l'intermédiaire du nerf auditif jusqu'au cerveau où elles sont analysées. Le cerveau crée alors une image acoustique de l'environnement.
- les ultrasons donnent une image précise mais leur portée est faible. Les Dauphins utilisent donc d'abord des sons de basse fréquence pour analyser leur environnement global puis lorsqu'ils reçoivent un écho intéressant, ils se rapprochent et augmentent la fréquence pour une meilleure précision. Une fréquence très élevée permet même aux Dauphins de percevoir la structure interne d'un objet à la manière d'une échographie...
Quelques sons audibles par l'Homme:
Enregistrement 1 / Recording 1:
Enregistrement 2 / Recording 2:

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Douleur et morphine


La douleur est une sensation essentielle qui participe à la survie de nombreuses espèces (notamment chez les Vertébrés). Elle permet en effet de percevoir un danger immédiat et de répondre de façon idoine à cette situation. Par exemple, une main posée sur une flamme sera retirée instantanément pour éviter une blessure trop importante.
La douleur résulte de l'activité du système nerveux. Elle met en jeu la voie de la douleur ou voie nociceptive, succession de neurones, que nous allons décrire brièvement. Le schéma ci-dessus illustre cette voie. La stimulation des fibres sensorielles nociceptives de type C qui parcourent notre corps entraîne la libération d'un neuromédiateur (la substance P) au niveau de la moelle épinière. Ce neuromédiateur stimule le neurone suivant, neurone nociceptif postsynaptique, à l'origine du faisceau ascendant qui conduit dans la moelle épinière les informations nociceptives vers le cerveau. Celui-ci perçoit alors la douleur.
L'activité de la voie nociceptive est modulée. On comprendra aisément qu'une douleur excessive empêcherait toute réaction de l'individu en danger... Ce contrôle modérateur est exercé par un autre neurone de la moelle épinière, l'interneurone enképhalinergique, qui produit des enképhalines. Il s'agit de neuromédiateurs qui réduisent l'activité du neurone nociceptif postsynaptique et donc la perception de la douleur par le cerveau.
Les neuromédiateurs produits par un neurone pour communiquer se fixent toujours sur les récepteurs du neurone suivant. Ainsi, les enképhalines produites par l'interneurone enképhalinergique se fixent sur les récepteurs du neurone nociceptif postsynaptique pour inhiber son activité et donc la douleur. Ces récepteurs sont appelés récepteurs opioïdes car ils ont également la capacité de fixer la morphine qui ressemble étrangement aux enképhalines. On comprend dès lors comment une injection de morphine peut supprimer la douleur.
La morphine est extraite à partir d'une plante, le pavot (qui permet également de produire l'héroïne mais nous aurons l'occasion de parler des drogues par ailleurs). Les fruits encore verts de cette plante sont incisés. Un latex blanc exsude, devenant rapidement brun: il s'agit de l'opium. La morphine est ensuite extraite de l'opium dans des laboratoires spécialisés.

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15 février 2006

Baudroie et queue de lotte









La lotte de mer est un poisson apprécié pour sa chair et l'absence d'arêtes (il suffit d'ôter la colonne vertébrale). Sur les étals des poissonniers, elle est présentée sans son énorme tête digne des meilleurs films d'horreur (voir photo du haut). On achète donc des queues de lottes.
La lotte est en fait le nom culinaire d'un poisson appelé Baudroie Commune (Lophius piscatorius), présent dans l'Atlantique et en Méditerranée. Sur les étals, on peut également trouver une autre espèce de l'Atlantique, la Baudroie Rousse (Lophius budegassa).
La Baudroie vit sur les fonds sablo-vaseux profonds. Camouflée dans les sédiments, elle agite un petit leurre, un filament appelé illicium (voir photo du bas), pour attirer des poissons qu'elle happera avec sa gigantesque bouche.

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14 février 2006

La chute des feuilles ou abscission


Dans les régions tempérées, la chute des feuilles en automne est une adaptation essentielle à la survie de certaines essences. En effet, le gel hivernal endommagerait fortement les délicates feuilles de certains arbres si elles ne tombaient pas. Non seulement elles seraient dans l'incapacité d'assurer leur fonction de photosynthèse mais de plus, elles continueraient à perdre de la vapeur d'eau par leurs stomates (petites ouvertures) alors que les racines ne pourraient plus absorber l'eau du sol gelé, entraînant une dessiccation de l'arbre... La perte des feuilles avant l'hiver est donc salutaire pour les arbres aux feuilles trop fragiles.
Avant la chute des feuilles, appelée aussi abscission, les protéines sont hydrolysées en acides aminés qui migrent vers les tiges puis retourneront vers les nouvelles feuilles au printemps (quel souci de l'économie !!!!!!!!). De plus, la chlorophylle, pigment photosynthétique qui donne la couleur verte aux feuilles, cesse d'être produite. Les couleurs automnales des feuilles (jaune, marron, rouge) résultent alors d'un mélange de pigments nouvellement fabriqués et d'autres déjà existants mais que la chlorophylle masquait.
Des remaniements tissulaires, sous contrôle hormonal et sous l'influence de facteurs externes, préparent la chute. Il se forme ainsi une surface d'abscission à la base du pétiole des feuilles. Des enzymes sont produites à ce niveau pour dégrader les constituants de la paroi des cellules. Sous l'effet du poids de la feuille et du vent, le pétiole se rompt au niveau de cette zone fragilisée. Avant même la chute de la feuille, une couche de liège cicatrise la surface d'abscission pour empêcher la pénétration d'agents pathogènes.
L'abscission résulte d'une modification de l'équilibre entre deux hormones, l'éthylène (hormone gazeuse) et l'auxine. Les mois passant, les feuilles produisent de moins en moins d'auxine. A l'automne, lorsque l'éthylène prédomine enfin dans la zone d'abscission, les cellules produisent des enzymes qui hydrolysent la cellulose et les autres composants de leur paroi, fragilisant ainsi la base du pétiole.
Raccourcissement de la durée des jours et baisse des températures sont les facteurs externes qui influent sur l'équilibre hormonal des arbres à feuilles caduques.

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12 février 2006

L'Accenteur Alpin


L'Accenteur Alpin (Prunella collaris) est un petit oiseau montagnard. On peut le rencontrer dans les Alpes, les Pyrénées et en Corse entre 1500 et 3000 mètres d'altitude. Il fait son nid dans les pierriers de haute-montagne au-dessus des zones forestières. Il est facilement identifiable à ses flancs roux (voir photo). Son observation étant aléatoire, son chant est le premier indice de sa présence. Pour l'écouter:

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11 février 2006

Les Orchidées, des séductrices...





Les Orchidées sont célèbres pour leur beauté et leur parfum raffiné. Il en existe environ 30000 espèces dont plus d'une centaine en France. Le mot Orchidée vient du grec "orkhidion" qui signifie "petit testicule". Pourquoi donc ce nom? Nombre d'Orchidées européennes possèdent des tubercules (organes souterrains de réserve) qui se renouvellent chaque année, les nouveaux se développant au côté des anciens qui régressent peu à peu, leur juxtaposition provisoire rappelant les attributs masculins...
Une Orchidée (voir photo) présente trois sépales et trois pétales dont un, le labelle, se caractérise par une forme spécifique. Les organes reproducteurs mâle et femelle de la fleur ont une organisation particulière: le style, le stigmate et l'étamine sont soudés en un seul organe appelé gynostème. La reproduction repose sur le transport de pollen d'une Orchidée à une autre Orchidée de la même espèce. Ce transport étant dépendant des Insectes sur lesquels s'accroche le pollen, les Orchidées ont développé d'étonnantes stratégies pour les attirer:
- certaines Orchidées attirent sexuellement des Insectes mâles par la forme de leur labelle, leur couleur et leur odeur qui rappellent étrangement leur femelle.
- certaines trompent les Insectes par leur ressemblance avec des fleurs qui produisent du nectar, liquide sucré dont ils se nourrissent.
- d'autres encore proposent un refuge sûr pour les Insectes.
- d'autres enfin proposent de la nourriture en abondance (nectar et pollen).
Les graines d'Orchidées sont microscopiques, dépourvues de réserves et ne peuvent germer qu'en formant une symbiose avec des champignons du genre Rhizoctonia. Ces champignons microscopiques vivent dans la terre ou sur l'écorce des arbres et leur apportent les éléments nutritifs indispensables à la germination.
L'Orchidée la plus célèbre est assurément Vanilla planifolia, le Vanillier, Orchidée lianescente des régions tropicales dont les fruits fournissent la vanille.

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08 février 2006

Les Escherichia coli entérotoxinogènes et la turista



Les Escherichia coli (E. coli) sont des bactéries vivant naturellement dans notre intestin et celui de tous les Mammifères. Elles font partie de la flore intestinale. Lors de l'accouchement, les Escherichia coli d'origine fécale présentes sur le périnée de la mère sont transmises au nouveau-né dont l'intestin est rapidement colonisé. Elles favorisent le transit intestinal, poursuivent le processus de digestion, empêchent la colonisation de l'intestin par d'autres micro-organismes, stimulent l'immunité locale et fabriquent même des vitamines dont nous profitons !!!!!
Certaines souches d'Escherichia coli présentes chez les animaux sont toutefois toxiques pour l'Homme. Elles sont dites entérotoxinogènes et sont responsables de diarrhées (la fameuse turista ou tourista). Elles possèdent des plasmides, petits fragments cycliques d'ADN, qui codent pour des toxines. Celles-ci, libérées par les bactéries dans l'intestin, pénètrent dans les cellules de la paroi intestinale (entérocytes), perturbant fortement leur métabolisme: l'absorption de sodium et de chlore par les entérocytes est réduite, l'eau ne suivant plus le mouvement de ces ions par osmose. Ce dysfonctionnement des cellules intestinales se traduit alors par un excès d'eau dans les selles (diarrhées).
La contamination par les E. coli entérotoxinogènes se fait principalement par l'alimentation. Les bactéries provenant des excréments animaux peuvent se retrouver dans l'eau ou les aliments lorsque les conditions d'hygiène sont insuffisantes, ce qui est le cas dans nombre de pays en développement où le touriste (turista en espagnol) peut contracter ces diarrhées. Ainsi, la viande de Bovins peut être contaminée lorsque la peau de l'animal est retirée sans précaution; le lait peut également l'être pendant la traite lorsque les mamelles sont souillées par les matières fécales. Quant à l'eau, sa contamination résulte d'une désinfection insuffisante.

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07 février 2006

Rats, Souris et autres Mulots...


Parmi les Rongeurs, nous avons déjà parlé de la famille des Gliridae (voir article sur le Loir et le Lérot). Nous aborderons ici celle des Muridae représentée en Corse par quatre espèces: le Mulot Sylvestre (Apodemus sylvaticus), le Rat Noir (Rattus rattus), le Rat Surmulot (Rattus norvegicus) et la Souris Domestique (Mus musculus).
- Le Mulot Sylvestre: il vit en forêt à toutes les altitudes, se nourrit principalement de végétaux et creuse des terriers. Son corps mesure une dizaine de centimètres. Les jeunes, de couleur grise, peuvent être confondus avec des Souris. Les adultes, au pelage presque roux, présentent des grandes oreilles ainsi que des yeux proéminents.
- Le Rat Noir: sur le pourtour méditerranéen, son pelage n'est pas noir mais brun... Son corps mesure une vingtaine de centimètres. Il est l'espèce dominante du maquis. Rare au-dessus de 500 m d'altitude, excellent nageur, il est présent sur tous les îlots de Corse. Surtout végétarien, il consomme également quelques insectes, des myriapodes ou encore des escargots. Il construit de petits nids dans les buissons et vit également en commensal de l'Homme dans les habitations.
- Le Rat Surmulot: encore appelé Rat d'égouts dans les villes, il est très rare en Corse. On peut toutefois le rencontrer dans les deux grandes agglomérations, Ajaccio et Bastia. Son corps mesure une trentaine de centimètres. Il est omnivore et très bon nageur.
- La Souris Domestique: elle est, avec le Rat Noir, le Mammifère le plus abondant de Corse. Elle vit surtout dans les zones humides de basse altitude (marais, embouchures de fleuves) où elle creuse des terriers. Végétarienne, la Souris peut toutefois s'accommoder de toute sorte de nourriture lorsqu'elle vit en commensal de l'Homme dans les habitations.

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Les varices


Les varices se manifestent par des veines disgracieuses visibles à la surface de la peau, notamment au niveau des membres inférieurs. Les veines superficielles sont dans ce cas dilatées, étirées et tortueuses (voir photo). Chez les individus concernés, ces veines, qui ont pour rôle de ramener le sang des membres inférieurs vers le coeur, ont une paroi trop fragile et présentent des valvules (clapets) incomplètes ou absentes. Sous son propre poids, le sang, non retenu par les valvules, reflue vers le bas du membre, déformant ainsi progressivement la fragile paroi des veines.
Les femmes sont davantage concernées que les hommes par ce problème, les hormones féminines favorisant l'apparition des varices.

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06 février 2006

Les Phoques des côtes françaises



En France métropolitaine, il est possible d'observer deux espèces de Phoques, le Phoque Gris (Halichoerus grypus) et le Phoque Veau Marin (Phoca vitulina).
Le Phoque Gris mesure 2 à 3 mètres; son museau est allongé dans le prolongement du front et ses narines sont parallèles (voir dessins); on le rencontre surtout sur les côtes rocheuses de Bretagne et de Normandie.
Le Phoque Veau Marin, plus petit, mesure de 1,20 à 2 mètres; il présente une tête ronde, des narines en forme de "V" et un museau pointu en décrochement par rapport au front (voir dessins); on le rencontre sur les côtes sableuses de Picardie et de Normandie.
Tout deux ont la capacité de plonger jusqu'à 200 m de profondeur et rester une vingtaine de minutes sous l'eau. Ils se nourrissent principalement de poissons.
Les Phoques sont de nos jours absents des côtes françaises méditerranéennes. Jusqu'au milieu des années 70, on pouvait pourtant rencontrer des Phoques Moines (Monachus monachus) sur la presqu'île de Scandola, en Corse. Malheureusement, leurs derniers représentants ont été tués par des pêcheurs (le Phoque femelle exposé au Musée océanographique de Monaco a été tué sur cette presqu'île en 1947 par le Prince Rainier III de Monaco). Actuellement, le Phoque Moine vit encore sur les côtes de Turquie, de Grèce ou encore d'Algérie mais l'espèce est très menacée (600 individus environ ont été comptabilisés).

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04 février 2006

Histoire de cheveux...




Une chevelure est constituée d'environ 120000 cheveux. La durée de vie moyenne d'un cheveu est de trois ans; il pousse de 1 à 1,5 cm par mois.
La partie visible d'un cheveu est appelée "tige". Sa structure est complexe (voir dessin et photo). La tige est constituée de cellules mortes remplies d'une protéine, la kératine, qui rend les cheveux souples et résistants. A la base du cheveu se trouve le bulbe pileux encore appelé racine, constitué de cellules vivantes, les mélanocytes et les kératinocytes. Les mélanocytes synthétisent deux types de mélanine responsables de la couleur des cheveux, l'eumélanine (du marron au noir foncé) et la phaeomélanine (du jaune au rouge). C'est en effet la combinaison de ces deux pigments, en proportions variables selon les individus, qui permet d'obtenir toutes les nuances de couleurs. Il est à noter que les cheveux gris n'existent pas !!!!!!!! En vieillissant, certains cheveux blanchissent, les personnes concernées présentant alors un mélange de cheveux blancs et de cheveux colorés donnant une impression globale de gris. Au sein du bulbe, les mélanocytes transmettent leurs grains de mélanine aux kératinocytes. Ceux-ci se multiplient, se chargent de mélanine (ce transfert est de moins en moins efficace en vieillissant d'où l'apparition de cheveux blancs...), fabriquent et stockent une importante quantité de kératine puis meurent, constituant ainsi la tige du cheveu. Une glande sébacée, située au dessus du bulbe (voir schéma) sécrète du sébum, substance qui lubrifie et protège le cheveu ainsi que le cuir chevelu.
Canitie (blanchissement des cheveux) et alopécie (chute des cheveux) sont déterminées génétiquement. La calvitie, stade ultime de l'alopécie, concerne les hommes, leur testostérone (hormone sexuelle) ayant une influence sur le fonctionnement des bulbes pileux.
Il existe également des alopécies temporaires qui peuvent faire intervenir plusieurs facteurs comme les carences alimentaires ou encore l'état psychologique, le bulbe pileux étant relié au système nerveux.
Dans le cas d'une chimiothérapie, les substances prises empêchent la division des cellules cancéreuses mais également celles du bulbe pileux, entraînant la perte des cheveux pendant toute la durée du traitement.
Certaines personnes ont des cheveux raides, d'autres frisés. En comparant des sections de cheveux, on peut voir que les cheveux raides ont une section bien circulaire alors que les cheveux frisés ont une section plus aplatie. C'est cette forme qui détermine la place du cheveu dans l'espace: on comprend aisément qu'un ruban plat s'enroule plus facilement sur lui-même qu'une cordelette cylindrique.
Enfin, les cheveux constituent des indices intéressants pour la police. D'une part ils sont imputrescibles, d'autre part ils conservent leur bulbe lorsqu'ils sont arrachés. Il est alors possible de prendre l'empreinte ADN du propriétaire à partir des cellules du bulbe pileux. En outre, ils gardent les traces du comportement alimentaire des individus et donc d'un éventuel empoisonnement.

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Cours de Géologie


Pour préparer concours et examens ou simplement pour votre culture personnelle, voici un lien vers des cours de Géologie très très bien faits !!!!!!!!

http://www.ggl.ulaval.ca/personnel/bourque/intro.pt/planete_terre.html

Livres de géologie

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01 février 2006

L'Arachide et ses cacahuètes




L'Arachide (Arachis hypogaea) est une plante annuelle d'une trentaine de centimètres de hauteur. Elle meurt après avoir formé des graines. Ces graines, groupées par deux, sont contenues dans des fruits souterrains (voir dessin et photo). On appelle cacahuètes ou cacahouètes aussi bien les fruits que les graines.
Seules les fleurs à la base de la tige participent à la reproduction. Il y a ici autofécondation. Après la fécondation, le gynophore, support du pistil (organe femelle de la fleur) s'allonge puis se courbe vers le sol pour devenir souterrain. A son extrémité apparaît une cacahuète.
Consommées en apéritif, les graines sont également utilsées pour fabriquer de l'huile. En Amérique du Nord, elles sont principalement consommées sous la forme de beurre de cacahuètes. La Chine et l'Inde sont les plus gros producteurs d'Arachide.

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