Web svt2a.blogspot.com

28 mars 2006

Les Chenilles Processionnaires: une procession d'enterrement...



Les Chenilles Processionnaires (Thaumetopoea pityocampa) sont des insectes ravageurs que l'on rencontre principalement sur le pourtour méditerranéen. En se nourrissant des aiguilles de pins, elles ralentissent la croissance de ces arbres, notamment des plus jeunes, et les fragilisent, les rendant ainsi sensibles aux maladies et aux insectes xylophages.
En cas de stress ou d'agression, elles propulsent dans les airs de microscopiques poils renfermant un venin (la thaumétopoéine) responsable de graves irritations oculaires et de fortes réactions allergiques.
Pour se protéger du froid hivernal, elles construisent des nids de soie à l'extrémité des rameaux orientés vers le sud (cliquez sur la photo). Elles se nourrissent principalement de nuit, traversant les mailles de leur nid, le retour se faisant à la faveur d'un fil de soie qu'elles produisent systématiquement durant leurs déplacements. Entre les mois de février et de mai, elles entament une procession de nymphose qui leur a valu le nom de "Chenilles Processionnaires" (elles suivent le fil de soie laissé par la première), à la recherche d'un terrain ensoleillé et meuble (voir photo). Elles se regroupent alors et s'enfouissent peu profondément dans le sol (voir photo) afin de former des nymphes ou cocons et préparer ainsi leur métamorphose en adulte. Aux mois de juillet et d'août, les nymphes donnent naissance à des papillons dont la durée de vie n'est que de quelques jours (voir photo). Avant de mourir, ils prendront soin de se reproduire, les femelles attirant les mâles grâce à une phéromone appelée pityolure. Les oeufs seront rapidement déposés sur les aiguilles d'un pin et écloront après un mois.

 Abonnez-vous au flux RSS de ce blog

24 mars 2006

Les Velelles



Les Velelles (Velella velella) sont des animaux marins flottants de couleur bleue mesurant environ 4 cm (cliquez sur la photo). Elles appartiennent à l'embranchement des Cnidaires. Chaque Velelle est en fait une colonie formée d'individus spécialisés (polypes) travaillant pour l'ensemble comme s'il s'agissait d'organes. La partie émergée est constituée d'un flotteur en forme de disque surmonté d'une voile triangulaire qui leur permet de dériver, portées par le vent et les courants. La partie immergée porte les polypes spécialisés (voir schéma): un gastrozoïde central pour la nutrition, plusieurs rangées circulaires de gonozoïdes qui assurent la reproduction, une rangée circulaire externe de dactylozoïdes urticants qui jouent un rôle dans la défense de la colonie.

 Abonnez-vous au flux RSS de ce blog

22 mars 2006

Quand les végétaux respirent...


A l'instar des animaux, les végétaux respirent, de jour comme de nuit: ils absorbent du dioxygène (O2) et rejettent du dioxyde de carbone (CO2). Tous les organes d'un végétal participent à la respiration mais elle se réalise principalement au niveau des feuilles et des racines. De petites ouvertures, les stomates des feuilles et les lenticelles des racines, permettent l'entrée du dioxygène et la sortie du dioxyde de carbone. L'écorce présente également des lenticelles (nul besoin d'aller bien loin pour les observer: elles sont visibles sur un bouchon en liège !!!).
Les échanges gazeux respiratoires ne doivent pas être confondus avec ceux de la photosynthèse, un phénomène qui se produit uniquement le jour et qui conduit à la libération de dioxygène dans l'atmosphère.

 Abonnez-vous au flux RSS de ce blog

14 mars 2006

Reconnaître les Mouettes



En Corse, près des étangs de Biguglia et d'Urbino, nous pouvons rencontrer quatre espèces de Mouettes (cliquez sur les photos):
- la Mouette Mélanocéphale (Larus melanocephalus): dessus des ailes et dos gris; bec et pattes rouges; tête noire en plumage d'été, tête blanche avec une tache noire diffuse autour de l'oeil en hiver.
- la Mouette Pigmée (Larus minutus): petite taille; dessus des ailes et dos gris; dessous des ailes sombre; bec noir et pattes rouges; tête noire en plumage d'été, tête blanche avec calotte noire et tache noire derrière l'oeil en hiver.
- la Mouette Rieuse (Larus ridibundus): dessus des ailes et dos gris; bec et pattes rouges; pointe des ailes noire; tête brune en plumage d'été, tête blanche avec une tache foncée à l'arrière de l'oeil en hiver.
- la Mouette Tridactyle (Rissa tridactyla): dessus des ailes et dos gris; pointe des ailes noire; bec jaune et pattes noires; tête blanche en plumage d'été, large bande grise à l'arrière de la tête en hiver. Avec sa tête blanche en été, elle est la seule qui puisse être confondue avec un Goéland (voir article sur les Goélands).

 Abonnez-vous au flux RSS de ce blog

12 mars 2006

Comment se forment les fossiles ?


Après leur mort, animaux et végétaux sont rapidement décomposés; même les parties les plus dures tels les os ou les coquilles finiront par être dégradées par les agents atmosphériques. La fossilisation, c'est-à-dire leur conservation dans des roches (cliquez sur les photos), est un phénomène exceptionnel. Ceci explique la difficulté à retracer l'histoire de la vie, la très grande majorité des espèces antérieures n'ayant pas été fossilisées...
La fossilisation nécessite un rapide enfouissement de l'animal ou du végétal sous de la vase ou du sable, sur terre ou dans les océans, de manière qu'il soit protégé d'une dégradation. Dans la plupart des cas, seules les parties dures persistent. Vase et sable sont constitués de petites particules de nature variée appelées "sédiments". Ce peut être de petits grains de quartz ou des argiles issus de l'érosion des roches, ou encore des tests calcaires ou siliceux d'organismes planctoniques morts. Au fur et à mesure de leur dépôt et de leur accumulation, les sédiments sont compactés puis liés, formant ainsi les "roches sédimentaires" contenant les fossiles. A titre d'exemple, les grandes falaises calcaires se sont formées par dépôt de sédiments au fond des océans et ont été mises à jour par la baisse du niveau marin. Des liquides riches en sels minéraux percolent à travers les sédiments. Les parties animales ou végétales enfouies subissent des transformations plus ou moins importantes par échanges d'éléments minéraux avec ces liquides. Apparaissent alors des cristaux de calcite ou de silice en fonction de la nature des sédiments: l'animal ou le végétal devient un fossile (les coquilles, déjà constituées de cristaux, peuvent garder leur composition d'origine ou subir également une transformation). Dans certains cas, la partie enfouie est complètement dissoute mais rapidement remplacée par des cristaux: il s'agit alors d'un moulage naturel.
Une animation pour comprendre le processus de fossilisation:

 Abonnez-vous au flux RSS de ce blog

09 mars 2006

Les Hippocampes


Les Hippocampes sont des petits Poissons d'une dizaine de centimètres de la famille des Syngnathidés. Leur tête rappelle celle d'une cheval (en grec hippos = cheval et kampê = courbure). Sur les côtes françaises se côtoient deux espèces:
- Hippocampus hippocampus (photo de gauche): museau court, "crête" triangulaire.
- Hippocampus guttulatus appelé aussi Hippocampus ramulosus (photo de droite): museau long, nombreux filaments cutanés.
Les Hippocampes sont dépourvus d'écailles mais sont recouverts de plaques rigides articulées. Ils nagent verticalement, lentement propulsé par leur nageoire dorsale. Ils se servent de leur queue pour s'accrocher aux Algues ou aux Posidonies et se nourrissent de petits Crustacés et d'alevins de Poissons. Leur couleur s'adapte au milieu environnant; ce phénomène, appelé homochromie, est indispensable à leur survie puisque leur lenteur ne les autorise pas à fuir un danger.
Le comportement reproducteur des Hippocampes est pour le moins original. Enlacés par leur queue, le mâle et la femelle débutent une danse nuptiale. Le mâle exhibe une large poche ventrale s'ouvrant vers la queue, dans laquelle la femelle vient déposer une centaine d'ovules qui sont alors fécondés. L'incubation des oeufs dans cette poche dure de deux à quatre semaines. Mesurant 1,5 cm, les petits Hippocampes sont expulsés. Ils devront braver bien des dangers avant d'atteindre leur maturité sexuelle à huit mois. Leur durée de vie est de quatre ans.

 Abonnez-vous au flux RSS de ce blog

07 mars 2006

De la couleur des selles...



Les hématies du sang, que l'on appelait auparavant "globules rouges", ont une durée de vie d'environ quatre mois. Elles contiennent de l'hémoglobine, molécule de transport du dioxygène, dont la dégradation par les macrophages de la rate aboutit à la formation de biliverdine puis de bilirubine. Celle-ci est alors transportée par le sang jusqu'au foie, ce transfert étant assuré par l'albumine. Dans le foie, elle est associée à l'acide glucuronique puis excrétée avec la bile dans l'intestin grêle. Sous l'action des bactéries du gros intestin, la bilirubine est transformée en urobilinogène puis stercobilinogène (de couleur ocre) lui-même converti en stercobiline responsable de la couleur brune des selles.
Il est à noter que cette couleur, due à l'élimination des hématies vieillissantes, est modulée par la vitesse du transit intestinal, par la qualité de la flore intestinale et bien évidemment par le type d'alimentation.

 Abonnez-vous au flux RSS de ce blog

04 mars 2006

Myopie, hypermétropie, presbytie et astigmatie



Dans un oeil sain (cliquez sur le schéma de gauche), la courbure de la cornée et du cristallin permettent de focaliser les rayons lumineux sur la rétine. Afin d'obtenir une image toujours nette, la courbure du cristallin varie en fonction de la distance de l'objet: ce phénomène est appelé accommodation. Ainsi, lorsqu'on regarde un objet lointain le cristallin est allongé alors qu'il devient presque sphérique pour faire la mise au point sur un objet rapproché.
Comment la forme du cristallin est-elle modifiée?
La choroïde a tendance à étirer les ligaments suspenseurs et ainsi allonger le cristallin, favorisant la vision lointaine. Seule la vision rapprochée nécessite un effort musculaire. Dans ce cas, les muscles ciliaires se contractent, tirent la choroïde vers l'avant de l'oeil, détendant ainsi les ligaments suspenseurs et le cristallin. Non étiré, celui-ci prend une forme sphérique nécessaire à la vision proche.
Dans certains cas, l'oeil est incapable de former une image nette. Le port de lunettes ou de lentilles de contact s'avère alors indispensable. Parfois, une opération chirurgicale peut être pratiquée pour corriger l'anomalie.
- La myopie: elle se caractérise par une difficulté à voir de loin. L'oeil étant trop long, la convergence des rayons lumineux provenant d'objets lointains ne se fait pas sur la rétine mais en avant de celle-ci (voir schéma). La vision sera d'autant plus floue que le point de convergence sera éloigné de la rétine.
- L'hypermétropie: elle se caractérise par une difficulté à voir de près. L'oeil étant trop court, la convergence des rayons provenant d'objets proches se fait en arrière de la rétine (voir schéma).
- L'astigmatisme: dans ce cas, la cornée présente un défaut: elle n'est pas sphérique mais ovale. Par voie de conséquence, les rayons lumineux ne sont pas tous focalisés au même point, ce qui crée une image floue à toutes les distances.
- La presbytie: elle est liée au vieillissement de l'oeil. Lorsque le cristallin perd de sa flexibilité, la mise au point sur les objets rapprochés n'est plus possible.

 Abonnez-vous au flux RSS de ce blog

Reconnaître les Goélands



En Corse, nous pouvons rencontrer cinq espèces de Goélands. Toutes présentent les caractéristiques suivantes: la tête et le ventre sont blancs; le dos est gris de même que les ailes dont le dessous est toutefois plus clair; la pointe des ailes est noire.
Certains détails permettent d'identifier les cinq espèces à l'état adulte (cliquez sur les photos), l'identification des jeunes dont le plumage est tacheté de brun étant plus difficile:
- Goéland Cendré (Larus canus): bec et pattes de couleur jaune.
- Goéland Leucophée (Larus michahellis): le plus grand des cinq (taille de 60 à 70 cm) et le plus commun; bec et pattes de couleur jaune; bec présentant une tache rouge.
- Goéland Brun (Larus fuscus): bec jaune avec une tache rouge; manteau gris foncé.
- Goéland d'Audoin (Larus audouinii): bec rouge et pattes grises.
- Goéland Railleur (Larus genei): bec et pattes de couleur rouge.

 Abonnez-vous au flux RSS de ce blog

02 mars 2006

Cordes vocales et hélium



Les cordes vocales sont situées dans le larynx à la hauteur de la pomme d'Adam. Au nombre de deux, elles sont les organes de la phonation. Lorsque nous respirons, elles sont écartées, laissant apparaître une large ouverture appelée glotte (schéma de gauche). Lorsque nous parlons, les cordes vocales se rapprochent (schéma de droite). C'est le passage de l'air que nous expirons qui est responsable de leur vibration à l'origine des sons. La grande diversité des sons produits dépend de la dimension et de la forme de l'ouverture laissée par les cordes vocales ainsi que de la vitesse des vibrations. Plus leur vitesse est importante, plus les sons émis sont aigus.
L'effet de l'hélium sur la voix est connu de tous. Cette rigolote transformation de la voix s'explique facilement: l'hélium étant un gaz moins dense que l'air, son absorption autorise une vibration plus rapide des cordes vocales, la voix devenant alors beaucoup plus aiguë.

 Abonnez-vous au flux RSS de ce blog

01 mars 2006

Qu'est-ce que le Krill ?


Le Krill est un essaim constitué d'innombrables petits Crustacés marins de 1 à 3 cm de long de l'ordre des Euphausiacés (cliquez sur les photos). Très sensibles à la lumière, ces Crustacés vivent en profondeur (jusqu'à 2500 m) pendant la journée. La nuit, ils remontent massivement vers les eaux de surface pour se nourrir de plancton.
Les Baleines se nourrissent du Krill qu'elles détectent par écholocation. Elles absorbent une grande quantité d'eau contenant les Crustacés dans leur cavité buccale extensible. Celle-ci fermée, elles remontent leur langue vers le palais chassant ainsi l'eau vers l'extérieur mais piégeant les Crustacés dans les fanons, lames cornées suspendues à leur mâchoire supérieure (photo de droite).

 Abonnez-vous au flux RSS de ce blog